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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
AURAT André Robert

Nous sommes à la recherche d'une autre photo.


est né le 26 novembre 1923 au domicile de ses parents Place de la République à Yzeure (03). Son père François est employé de chemin de fer et sa mère Yvonne née VENASSON est sans profession.
 
Fraiseur-tourneur il est domicilié 12, quai Blanzat à Montluçon (03) et employé à la SAGEM à Domérat (03).

Le 29 février 1944 suite à un sabotage quatre détecteurs de son (radar) destinés à l'armée allemande sont détruits. La Gestapo mène une enquête et le 9 mars elle se présente à l'usine et demande au chef du personnel de lui fournir la liste des employés qui ont travaillé le 29 février.

Source de la photo ci-contre: Service International de Recherches d'Arolsen.


Le 10 mars 1944, 13 employés de la SAGEM sont arrêtés comme otages par la Gestapo et transférés à la Caserne Richemond pour un premier interrogatoire. Le jour-même, ils sont convoyés en car à la Mal-Coiffée à Moulins (03) où ils subissent d'autres interrogatoires, mais plus musclés. 3 employés sont relâchés, les dix autres dont André AURAT sont transférés à Compiègne le 16 avril.

Le 26 mars trois d'entre eux sont relâchés:

Albert COUSTEIX Albert domicilié 41, rue de la Septrée à Montluçon (03)

Robert GAGNARDEAU ajusteur domicilié à Sault à Prémilhat (03)

Bertrand PEYRAUD tourneur domicilié 46, rue des Marais à Montluçon (03).

Les 9 camarades de déportation d'André AURAT:

BERGERAT Roger Léon rentré

BONILLE Edmond rentré

BOURGEON Robert
 décédé

BOUVET Pierre Maurice rentré

BROUSSE René François décédé

CHAUBRON Camille rentré

DUMET André Louis rentré

HUSS Ernest  rentré

LABEAUNE Paul Jean Gabriel décédé

 
Les dix autres dont André AURAT sont transférés à Compiègne le 16 avril.

Le 12 mai 1944 il est déporté de Compiègne à Buchenwald où il arrive le 14 mai dans le convoi N° I.211. Il reçoit le matricule N° 51041. Le 11 juin après la quarantaine sans doute à cause de ou grâce à sa spécialité d'ajusteur il est transféré au kommando de Rottleberode.
 

Source de la photo ci-contre: Service International de Recherches d'Arolsen.

Il y  reçoit le matricule N° 51041. Le 11 juin après la quarantaine sans doute à cause de ou grâce à sa spécialité d'ajusteur il est transféré au kommando de Rottleberode.

 
Rottleberode: Kommando de Buchenwald-Dora. Ouvert le 13 mars 1944 et aménagé dans une grotte ce Kommando travaille pour le compte des usines Junkers Flugzeug und Motorenwerke (trains d'atterrissage) et pour le projet des armes secrètes. Environ 400 détenus y sont enregistrés.
Source: Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

 
Il est évacué le 4 avril 1945 sur Oranienburg.

Il y décède le 21 avril 1945 selon l'état civil d'Yzeure et le JO N° 131 du 7 juin 1987.

"Mort pour la France"

La carte de Déporté Politique N° 1.111.00706 lui est attribuée à titre posthume sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 12 mars 1952.


DIAC Clermont-Ferrand

Source du document ci-dessus: Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand.

Son nom figure sur la plaque à la SAGEM.

Photo: ONAC de l'Allier.Marie-Elisabeth Rat.

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants du 22 avril 1987 paru au Journal Officiel N° 131 du 7 juin 1987.

 

Sources:

- Archives Départementales de l'Allier 1864 W 1, 654 W 6,

- Archives Départementales du Puy-de-Dôme 908 W 171,

- Archives privées I-CGT-HS03-Métaux Montluçon

- Direction Interdépartementale des Anciens Combattants de Clermont-Ferrand

- Etat civil d'Yzeure (03) et de Montluçon (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial Buchenwald Dora Kommandos  Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

- MemorialGenWeb  site Internet

-  Service International de Recherches d'Arolsen

- Témoignages d'Edmond Bonille et d'Ernest Huss

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