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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 

De SAHUGUET d'AMARZIT Ildebert Jean Marie Simon Guy

Nous sommes à la recherche d'une copie de sa carte de Déporté. Vous pouvez nous la faire parvenir à l'adresse suivante

afmddelallier@orange.fr


Archives de la famille

est né le 5 août 1912 au domicile de ses parents au Château du Breuil-Yvain à Orsennes (36). Son père Max Baron de SAHUGUET d'AMARZIT est capitaine de cavalerie à l'Ecole Supérieure de Guerre à Paris et sa mère Marie Charlotte de la CELLE est femme au foyer.

En 1930 il est admis à Saint-Cyr promotion Joffre. Il passe un an à l'Ecole d'Application de cavalerie à Saumur (49) et est nommé au 8ème Chasseurs à Orléans en qualité de sous-lieutenant d'active.

Source de la photo: Archives de la famille.

 

Il est lieutenant au 8ème régiment de Chasseurs à Orléans quand il épouse Monique du BESSEY de CONTENSON à La Charmée (71) le 26 septembre 1937.

Selon la famille il est fait prisonnier le 25 juin 1940, soit trois jours après l'armistice. Il est interné à l'Oflag VI A près de Soest. Après une tentative d'évasion avortée il est mis au cachot en représailles et en sort dans un état physique tel qu'il lui vaut d'être rapatrié en avril 1943 comme grand malade sur intervention d'une commission médicale suisse.

Dès son retour en France il adhère au sous -réseau Albert Armand base Espagne, organisé dès novembre 1942 par le Chef de Bataillon d'AUBER de PEYRELONGUE.

Rattaché au Service de Renseignements de l'Armée ce réseau a pour mission de renseigner d'une part Alger et d'autre part les chefs de l'Organisation Militaire Secrète en France sur les agissements des milieux politiques de Vichy, sur les intentions et activités de l'occupant et parallèlement de recruter des militaires d'active désireux de rejoindre l'Afrique du Nord et de faciliter leur passage.

De mai 1943 à mars 1944 le capitaine d'AMARZIT nommé chef de la Section des Attachés Militaires, fait transiter par la valise diplomatique, via Madrid, les rapports des Attachés Militaires, les courriers du Poste et des Services de Renseignements, ceux des Affaires Etrangères (groupe de l'Ambassadeur Chauvel), toute cette documentation à destination finale du Commissaire aux Affaires Etrangères du CFLN à Alger. Des renseignements codés étaient insérés entre les pages non coupées du Journal Officiel.

Il est assisté dans cette tâche par l'adjudant Jean HUGON.

Ildebert d'AMARZIT est arrêté le 10 avril 1944 en Saône-et-Loire alors qu'il rend visite à son épouse qui vient de donner naissance à leur deuxième fils. Il est interné au Château des Brosses, la prison de la Milice, à Bellerive-sur-Allier, puis au bout de trois semaines il est remis à la Gestapo qui le transfère à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03) où il est torturé à trois reprises, mais il ne livre aucun nom. Selon le témoignage de Guy LAMBERT de la CROIX il est ensuite transféré à Paris en train dans un convoi d'une dizaine de personnes dans la nuit du 13 au 14 juillet.

Il est déporté le 15 juillet 1944 de Compiègne à Neuengamme où il arrive le 18 par le convoi N° I.247.

Il reçoit le matricule N° 37143 et reste au camp central de Neuengamme après la quarantaine.

Selon un témoignage conservé au Musée du Souvenir des Ecoles Saint-Cyr Coëtquidan « L'esprit tenait, le corps l'abandonna. C'était décembre 1944. Il était en haillons, la peau arrachée, dans un état d'effroyable maigreur, à moitié paralysé. Il tressait à ce moment 16 heures par jour dans la cour ou dans une cave de vieilles étoffes pour en faire des cordages à bateau; c'était le travail auquel étaient condamnés les déportés trop usés pour en faire d'autres. Cependant il avait 32 ans».

Ildebert D'AMARZIT décède le 7 décembre 1944 à Neuengamme selon l'état civil d'Orsennes et le JO N° 91 du 18 avril 1998.

Source du document ci-dessus: Service International de Recherches d'Arolsen 3426264.   

Par décret du 21 mai 1946 il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur avec palme.

Par décret du 3 août 1946 lui est décernée la Médaille de la Résistance avec rosette.

Le 18 novembre 1946 dans la cour des Invalides ces deux distinctions sont épinglées sur la veste de Jean-Guy d'AMARZIT, son fils de sept ans.

Selon le Service Historique de la Défense (Dossier GR 16 P 177723), il est homologué comme Résistant au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes).

"Mort pour la France"

"Mort en déportation" suivant l'arrêté du Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants en date du 10 décembre 1997 paru au Journal Officiel N° 91 du 18 avril 1998.


 
Sources:

- Archives des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan

- Archives de la famille

- Bidault Suzanne Souvenirs de guerre et d'occupation La Table Ronde 1973

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains Rapport du Général LEFORT

-
Dictionnaire Historique de la Résistance Robert Laffont avril 2006

- Etat civil d'Orsennes (36) et de Vichy (03)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004

- Mémorial des Français Déportés à Neuengamme Amicale de Neuengamme

- MemorialGenWeb  site Internet

- Service Historique de la Défense GR 16 P 177723

- Service International de Recherches d'Arolsen 3426264,
 
 
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