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Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier
 
MAILLOT Jean Georges Louis

est né le 24 août 1920 au domicile de ses parents  au lieudit  Bois Chottin à Brugheas (03). Son père Georges est publiciste et sa mère Alice née TIXIER est institutrice.

Etudiant à la Faculté des Sciences en P.C.B. (Physique Chimie Biologie),  il est domicilié Place de la Sorbonne à Paris (5ème). Il constitue avec des amis étudiants au Quartier Latin une organisation qu’ils appellent « Fédération de Combat des Etudiants de Paris ».  

Source de la photo ci-contre: Archives de la famille.


Selon le témoignage de Maurice DELANNE, lui-même déporté, Jean MAILLOT est plus particulièrement chargé
 «de l’action dans les milieux estudiantins (…) Il travailla au recrutement, à la récupération d’armes de guerre et à la recherche de filières pour Londres. Son pseudo était BLACK ».  

Selon son propre témoignage, Jean MAILLOT est arrêté par la Gestapo le 14 octobre 1940  sur dénonciation «  pour avoir tenté de franchir la Ligne de Démarcation pour passer en Angleterre». Il est interné à Rouen (76) et est condamné le 25 mars 1941 par le Tribunal Militaire Allemand ( FeldGericht der FeldKommandantur 517) à 4 ans de Travaux Forcés. Motif : Haute trahison.

Il est interné à la prison de Rouen du 25 mai 1941 au 25 août 1941, puis à la prison de Fresnes jusqu’au 1er septembre 1941. 

Il est condamné par un tribunal militaire allemand en Zone Occupée.

Le 1er septembre 1941 il fait partie des 14 hommes  déportés de  Paris gare de l’Est à Karlsruhe dans le Pays de Bade  avant d’être dirigé sur la Zuchthaus de Rheinbach, prison pour les peines de travaux forcés située au sud-ouest de Bonn du 11 septembre 1941 au 6 janvier 1942.
Puis du 6 janvier 1942 au 10 avril 1945 il est interné à la Zuchthaus (prison) de Siegburg qui est située près de Bonn. Il s'agit d'une prison d'application des peines de Zuchthaus pour les personnes condamnées en France et pour les ""NN"" jugés à Cologne et prison de passage entre Cologne et la forteresse de Sonnenburg."

A Sieburg, Jean MAILLOT continue la lutte. Selon le témoignage d’Albert LEBON, Commissaire Principal de Police et Compagnon de la Libération, «  A Sieburg, Maillot fut un des créateurs du journal clandestin interallié «  Le Petit Menteur » ainsi que de l’association secrète dite « ASSOCIATION DES PRISONNIERS CIVILS DE GUERRE » qui se transforma ensuite en « GROUPES D’ASSAUT CLANDESTINS INTERALLIÉS » et s’empara de la prison la veille de l’arrivée des Américains. Maillot s’engagea comme infirmier volontaire au début de l’épidémie de typhus qui couronna notre captivité et contracta lui-même le typhus en soignant ses camarades ».

Il y est libéré le 10 avril 1945 par la 1ère Armée Américaine.

Il adhère à la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance.


Source des documents ci-dessus: Archives de la famille.


Le 31 décembre 1958 il épouse Jacqueline PICQ à Paris (17ème).

La carte de Déporté Politique N° 1.101.29455 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 29 mars 1953.



Source du document ci-dessus: Archives de Paris 3595  W 134.
Il décède à Clichy-la-Garenne (92) le 21 avril 1980.

Sources : 

- Archives de la famille

- Archives de Paris 3595  W 134

- Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contemporains

- Etat civil de Brugheas (03) et de Paris (17ème)

- Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Editions Tirésias 2004.

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